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La ferme du Forest – Dominique, Nicolas, Cédric TRUC

Elevage bovin viande et céréales transformées à la ferme – AB

ferme-du-forestC’est dans les Hautes Alpes, au sein de la vallée du Buëch, au cœur de la petite commune de Montbrand que se trouve la ferme du Forest, exploitation familiale et siège d’un GAEC. Située à 1000 mètres d’altitude, la Ferme du Forest produit des céréales et des fourrages, et élève une cinquantaine de vaches allaitantes, sur 313 ha. Les céréales sont intégralement transformées sur place en farine puis en pain cuit au feu de bois. Celui-ci provient de l’entretien des haies et parcours de l’exploitation. Tout est fait pour tendre au maximum vers l’autonomie ce qui est cohérent avec le mode de production biologique.

  • Assolement : 113 ha de parcours, 90 ha de sainfoin, 60 ha de prairies naturelles, et 50 ha de céréales.
  • Cheptel : 54 vaches allaitantes limousines avec suite
  • Production : 140 tonnes de céréales, dont 25 tonnes transformées en pain, le reste en farine
  • Commercialisation : en vente locale et directe de toutes les céréales transformées, et d’un tiers de la viande.

Pourquoi réaliser un diagnostic énergétique ?

Il est nécessaire de bien connaitre son système d’exploitation pour être capable de l’améliorer. Nous poursuivons deux objectifs, développer une exploitation autonome peu dépendante aux intrants et la volonté de compenser à 100% les consommations énergétiques de la ferme par une production d’énergie renouvelables. Enfin « Parce que nous aimons notre activité nous avons eu envie de la partager en vous recevant sur notre ferme ».

Etats des lieux – Le diagnostic

diagnostic-ferme-du-forestFioul tracteur : Le premier poste de consommation énergétique de l’exploitation avec 478,80 Giga joules soit 13 406 EQF et 43 EQF par ha. La consommation est plus faible que dans la plupart des références Planète et notamment celles sur 14 fermes en vaches allaitantes et cultures bio « VallCult bio » qui est à 225 EQF / ha. Ceci est dû d’une part à l’absence d’utilisation de produits de traitement et d’engrais chimique (réduction des passages), mais aussi et surtout à la part importante des prairies de + de 2 ans (84% de la SAU peu ou pas labourée). Environ 1/3 des surfaces semées chaque année ne sont pas labourées. En fait l’ensemble des parcelles ensemencées en sainfoin sont semées sous couvert d’une céréale et laissées en prairies après la moisson. Enfin un semoir combiné permet de pratiquer le semis direct et ainsi de limiter encore le nombre de passage.

Malgré tout la consommation de fioul est tout de même importante ; Environ 10 000 litres de fioul par an sont nécessaire pour faire fonctionner 5 tracteurs (de 85 à 140 Cv) environ 2100 h. Ils serviront à réaliser tous les travaux du sol, de fenaison ou de récolte (foin, paille). Les travaux de semis et d’épandage du fumier sont en général réalisés avec du matériel en CUMA (même CUMA que Batiste VIALET à St Julien en Beauchêne, une autre ferme participant au programme AGIR+). Une ramasseuse de pierre est également en CUMA. A ceci se rajoute les consommations occasionnées par les moissons (une moissonneuse de 235 CV est disponible sur l’exploitation, elle consomme à elle seule plus de 1200 litres de fioul chaque année)

Voir tous les résultats du diagnostic ENERGIE et GES et les pistes d’améliorations :
iconePDFTélécharger la fiche de diagnostic (PDF)

Didier Jammes
Responsable du pôle Agro-environnement, Énergie, Climat. Il intègre Bio de Provence Alpes Côte d'Azur en 1999 comme responsable d’un projet de développement local dans le Parc Naturel Régional du Luberon. Il conduit des programmes sur l’agriculture biologique, l’eau, l’environnement et l’accompagnement à la conversion. Plus récemment, il était responsable du programme régional « AGIR - AGIR+ » sur le thème énergie et agriculture et élaborait des plans d’actions et dossiers de financement individuel pour les producteurs. Il animait et coordonnait le réseau de fermes en route vers l’exemplarité. Aujourd'hui il anime et coordonne des projets en lien avec la transition climatique tant sur la qualité de l'air, que la réduction de l'intensité énergétique ou encore le stockage carbone dans les sols agricoles.
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