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Focus sur les déchets plastiques agricoles
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Enseignement agricole / Qualité de l'air / Qualité du sol
A l’occasion des World Clean Up Day, des lycéens du campus Provence Ventoux ont pu à la fois se rendre compte de la pollution omniprésente mais également mettre en exergue la gestion des déchets plastiques agricoles. Après un triste bilan à Carpe ...
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Au programme 2021-2023: Capitaliser et diffuser les retours d’expérience sur les actions mises en place par les agriculteurs pour réduire les consommations d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre
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changement climatique / Economies d’énergies et GES / Le diagnostic énergétique / Non classé
Dans le cadre de son nouveau programme d’actions des années 2021-2023, l’IRAEE compte capitaliser les retours d’expérience sur les diagnostics énergie-gaz à effet de serre accompagnés par les membres de l’inter-réseau par le passé ...
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Plantons des haies!
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Aides financières
Haie composite, raisins de table et pommiers sous filets sur l’exploitation du Campus Provence Ventoux. L’objectif de ce programme est d’aider les agriculteurs qui souhaitent favoriser la biodiversité autour et à l’intér ...
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MERCI!
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4 pour 1000 / Qualité du sol / Viticulture
Méthode d’Estimation des Restitutions par les Cultures Intermédiaires ou comment démontrer l’intérêt agronomique, économique et environnemental d’un couvert végétal. Cette méthode permet d’estimer les teneurs N, P, K, S et Mg ...
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Valorisation des déchets de pépinières viticoles
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Qualité de l'air / Viticulture
L’enquête menée auprès du syndicat des pépiniéristes viticoles du Vaucluse: https://www.jediagnostiquemaferme.com/enquete-realisee-aupres-des-adherents-du-syndicats-des-producteurs-de-bois-et-plants-de-vigne-en-vaucluse/ concluait sur, entre autres, ...
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Initiative 4 pour 1000 : Mise en place d’un réseau de parcelles en Provence-Alpes-Côte d’Azur
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4 pour 1000 / Qualité du sol
L’initiative 4 pour 1000 vise l’augmentation des stocks de carbone dans les sols agricoles à hauteur de 4 pour 1000 par an soit 0,4% par an. L’Inter-Réseau Agriculture Energie Environnement (IRAEE) a mis en place un réseau de parcelles expérimen ...
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Guide de conception d’une serre bioclimatique
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Ce guide a été réalisé pour répondre aux interrogations des agriculteurs. Il vise à aider l’exploitant à la fois dans la conception de sa serre mais également dans sa construction. Pour cela, il fournit un éclairage sur les différentes caractéristiques te ...
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L’expérimentation 4/1000 est essaimée !
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4 pour 1000 / Non classé / Qualité du sol
Soutenu par l’ADEME et le Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’inter-réseau IRAEE a lancé en 2019, une expérimentation sur le stockage de carbone dans les sols agricoles à hauteur de 4 pour 1000 par an (soit 0.4% par an). Comme le présente ...
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Les déchets de pépinières, volumineux sont à valoriser plutôt qu’à brûler !

Le syndicat des pépiniéristes du Vaucluse et la Chambre d’Agriculture du Vaucluse travaillent depuis plusieurs années pour aider la filière à trouver des alternatives aux brûlages. De multiples pistes existent : broyats pour les chaufferies, compostage, productions de biomatériaux … La filière doit continuer à se mobiliser pour trouver des solutions acceptables pour l’ensemble de la profession et ainsi arrêter les brûlages.

L’activité des pépiniéristes du Vaucluse produit chaque année une grande quantité de déchets : les déchets de chicotage et les écarts de tri. Le chicotage est la préparation des portes-greffes : les sarments de vigne mère sont préparés et débités en tronçon de 1m (1m fera par la suite 3 portes-greffes). Les segments dont le diamètre est trop petit ou trop gros sont écartés : constituants ainsi une grande quantité de déchet. Les tris de plants en sorti de terre produisent des écarts de tri : la conformité du plant doit répondre à de nombreux critères de qualité ce qui génère des quantités importantes de plants non conformes et écartés, ce sont les écarts de tri.  

  • 1 ha de VMPG donne 55m3 de déchets bruts soit 15m3 de déchets broyés.
  • Les déchets de plants : écart de tri (plants non conformes) : 15m3 de déchets bruts (soit 8m3 broyés) pour 100 000 plants.

Ces déchets sont rarement valorisés et sont actuellement brûlés à l’air libre sur les sites d’exploitation qui sont parfois très proches d’habitations ou en bordure de voiries.  Ces pratiques induisent des problèmes environnementaux de pollution de l’air mais aussi de nuisances (olfactives, visuelles, etc.) et des risques d’incendie. Les fumées gênent ainsi le voisinage et sont très nocives pour la santé de par leur forte teneur en particules fines.

Un feu de 50 kg de végétaux émet autant de particules fines qu’une voiture parcourant 22 000km (source : ATMO PACA). Par ailleurs, c’est de l’énergie perdue !

Des pistes de valorisation ont déjà été étudiées par la Chambre d’agriculture de Vaucluse et le Syndicat des pépiniéristes du Vaucluse depuis plusieurs années et sur plusieurs sites.

Tout d’abord la piste de la valorisation énergétique a été étudié : l’objectif étant d’approvisionner les chaufferies industrielles. Les premiers essais ont été concluants puisque la totalité des déchets d’un des plus important site de pépinières viticoles a pu être éliminée et valorisée sur une chaufferie industrielle : les déchets de VMPG ont été broyés et mélangés à de la plaquette forestière pour être acceptés sur la chaufferie de Pierrelatte. 5100m3 de déchets (260 tonnes de broyats) ont permis de produire 695 MWh d’énergie renouvelable, soit la consommation électrique annuelle de centaine de famille. Ces essais ont été confirmés les 2 années suivantes sur 3 autres pépinières et ont permis à tous ces sites de trouver une solution concrètes pour l’évacuation de leurs déchets : « nous ne reviendrons pas en arrière » évoquent les pépiniéristes avec qui les essais ont été menés. 

Cette piste doit encore être accompagnée, car les couts de broyages et de transport sont très élevés, supérieurs au coût de rachat par les chaufferies qui ne sont pas nombreuses à accepter le déchet. La qualité du broyat (très filandreuse) doit être améliorée par l’essai de différents types de broyeurs. La filière doit encore s’organiser dans la réflexion sur le type de broyer adéquat mais aussi dans la gestion collective de ces outils.

Deuxième piste, la valorisation en paillis. Des essais ont été menés en partenariat avec la commune de Beaumes-de-Venise, pour utiliser ce broyat en mulch pour pailler les espaces verts. Les résultats sont prometteurs s en 2019 avec une belle diminution de la levée des mauvaises herbes, en associant un bel aspect esthétique.

D’autres pistes ont également étaient explorées comme un essai de production de biomatériaux.

En 2021, les essais vont se poursuivre.

L’accompagnement de la filière sur la valorisation énergétique des écarts de sarments de vigne mère. Un essai de densification du broyat à grande échelle sera réalisé en partenariat avec les Ets VIGNE, pour la création d’une buchette Sarment Vigne.
Pour la filière chaufferie biomasse, une opération test de broyage avec un broyeur à couteau sera effectuée chez un pépiniériste avec valorisation de la plaquette en chaufferie.

Une autre mission sera transverse aux filières de valorisation.

Il s’agira d’identifier les sites expérimentaux pour la mise en place des essais de paillis de broyat de vigne mère en agriculture et espaces verts des collectivités (1 site en arboriculture, 1 site en viticulture et 1 site en espace verts collectifs).

Des travaux sur la valorisation des écarts de tri de plants.

La Chambre d‘agriculture de Vaucluse et le Syndicat des pépiniéristes du Vaucluse réaliseront une enquête auprès des adhérents sur les types de paraffine utilisées et les modalités de gestion des écarts. A partir des résultats obtenus, une étude relative aux risques environnementaux liés à leur usage dans le cadre d’une valorisation matière par paillage sur des parcelles agricoles sera réalisée. Cette étude s’appuiera sur une opération de broyage test représentative et des analyses environnementales à différents temps de stockage.  

La phase expérimentale de plein champ.

Pour les déchets de sarments de vignes mère broyés utilisés en paillis, chaque site expérimental comprendra un témoin sans paillage ceci afin d’appréhender les effets/bénéfices relatifs attendus : économies de produits phytosanitaires, économies d’eau et fertilité biologique des sols. En amont de l’expérimentation, un état initial de sols sera réalisé incluant profils culturaux, analyses physicochimiques, de biomasse microbienne et reliquats azotés. Des échantillons de broyat seront prélevés avant mis en place du paillage et confiés à l’IFV pour expertise microbiologique, cette expertise sera reconduite sur des échantillons prélevés dans les mêmes conditions sur les broyats après 1 an de stockage. Un suivi technique sera réalisé par le SPPBV et la Chambre d’Agriculture de Vaucluse concernant la levée d’adventices et le comportement des cultures en phase de test.  Deux séries de reliquats azotés seront réalisés à pas de temps régulier afin d’évaluer les prélèvements d’azote potentiels et les risques de faim d’azote des cultures. En fin d’expérimentation, des profils culturaux et analyses de sol seront réalisées par la Chambre d’agriculture de Vaucluse. Le CRIAM sera en charge de l’implantation et du suivi des sondes capacitives. Le but du suivi sera de piloter l’irrigation des cultures à partir du suivi hebdomadaire des sondes afin de quantifier les économies générées.

La communication des résultats du projet.

Des fiches techniques croisant déchets et filières de valorisation seront réalisées par la Chambre d’agriculture de Vaucluse à destination des professionnels de la pépinière et de la viti-viniculture. Ces fiches opérationnelles seront diffusées via les syndicats et organisation professionnelles. Elles auront pour objectif de faire émerger des filières locales de recyclage en circuit court. Un appui technique au cas par cas pourra être effectué auprès des professionnels.

Les résultats seront partagés avec l’Inter Réseau Agriculture Energie Environnement (IRAEE) et les fiches mises en ligne sur www.jediagnostiquemaferme.com

Une visite d’un essai sera organisée à destination des pépiniéristes et les résultats publiés dans la presse spécialisée.

Une journée de restitution à destination des agriculteurs sera organisé en partenariat avec le lycée louis GIRAUD à Carpentras Serres.

Le projet a pour but de réduire les émissions de particules fines PM 10 et PM 2.5 liées à l’activité agricole.

Il portera pour partie sur les communes de Sarrians et Aubignan, fortement productrices de déchets et intégrées au périmètre de Protection de l’Atmosphère d’AVIGNON, il doit donc contribuer aux objectifs qualité de l’air fixé sur ce PPA.

Le projet s’inscrira dans le cadre du Pan Climat Air Energie Territorial de la Communauté d’agglomération Ventoux Comtat en cours d’instruction et plus particulièrement dans son action n°17 « intégration de la biomasse agricole dans la politique bois énergie »

Le projet s’inscrira également dans la démarche de qualité portée par la profession avec la marque Vitipep’s.

Chargée d’expérimentation au lycée Louis Giraud de Carpentras –Serres. Elle intègre le lycée agricole en 2011 comme chargée expérimentation en arboriculture et viticulture sur différentes thématiques. Mode de conduite en arboriculture, environnement (suivis de biodiversité en verger, gestion économe de l’eau sur l’exploitation, mise en place et suivis des protocoles OAB, suivis d’apiformes~…), amélioration des itinéraires techniques en pépinière viticole de par ses missions pour le Syndicat des producteurs de bois et plants de vigne, participation au réseau ferme avec la mise en place d’essais optidose et réduction de doses en raisin de table notamment. Elle rejoint le réseau IRAEE en 2019.
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