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cheval au pâturageSabrina Peyrille formatrice est intervenu auprès d’un groupe d’éleveurs équins se préoccupant  de leur autonomie alimentaire à travers le levier de la gestion des pâturage. Pour plus d’informations, je vous invite à consulter son site  https://www.sabrina-peyrille-seve.com/

Plutôt que de résumer la formation cet article est un focus sur le comportement des équidés au pâturage.

L’ enjeu de la bonne gestion des prairies est de sécuriser l’alimentation et d’ en limiter le coût

En effet, dans nos élevages équins, l’herbe est très fortement sous-utilisée et elle ne représente généralement qu’un complément alimentaire alors qu’il est possible de nourrir la plus grande partie des chevaux à l’herbe.

Quel est le comportement du cheval au pâturage ?

 Nous pouvons déjà faire un constat : il y a une forte variabilité de la production d’herbe selon la méthode de pâturage

 1.Devenir herbivore : un apprentissage

Le poulain apprend de sa mère et des autres membres du groupe. Il va copier son comportement sur celui des membres du groupe plus âgés

  •  Rôle de la mère
    • Avant même sa naissance la mère transmet ses préférences alimentaires au jeune  par imprégnation avec le liquide amniotique
    • Après la naissance: la mère facilite l’acquisition de préférences alimentaires mais elle peut aussi inhiber ou favoriser l’exploration de l’environnement du poulain
  • Rôle des autres membres du groupe
    • La facilitation sociale a pour rôle d’ orienter vers  les zones de broutage et d’éviter les aliments toxiques
  • Rôle de l’âge
    • Plus un individu est âgé, moins son comportement est plastique
    • Enfin, une expérience alimentaire précoce est durable
  • L’apprentissage n’est pas uniquement comportemental, il est aussi physiologique.

Un animal de jeune âge qui pâture un couvert diversifié, adapte son système digestif en conséquence. A l’inverse, un cheval ayant l’habitude de régimes sucrés et énergétiques sélectionnera un couvert très riche en sucre et risquera l’obésité.chevaux en lot au pâturage2.Temps de pâturage

  • Le temps de pâturage est de 15h/jour en moyenne en 3 à 5 cycles
  • il est effectué de 20 à 50 % de pâturage la nuit
  • Plus le groupe est grand plus les phases de pâturage sont interrompues par les interactions sociales
  • Plus on augmente la ressource disponible plus le temps de pâturage diminue

Par exemple,  en passant de 0,4TMS/ha à 4 TMS/ha, le temps de pâturage passe de 16h  à 11h

Choix alimentaires au pâturage

  • Compétition par exploitation: plus le chargement instantané est élevé moins les individus trient
  • Dans les espaces vastes, les herbivores utilisent leur mémoire pour se diriger vers les sites alimentaires préférés
  • La stratégie de pâturage de l’animal est fonction de ses besoins physiologiques: des juments en début de lactation pâturent plus longtemps et sur des couverts plus ras (qualité nutritive meilleure) que des juments vides
  • De plus, un intérêt de la diversité végétale est le  décalage des stades optimaux de pâturage entre espèces, impact de cette diversité sur la motivation alimentaire des animaux
  • Même à l’auge: lorsque 2 foins diversifiés sont proposés, l’ingestion totale en MS est augmentée. En situation de choix, l’animal préfère diversifier son régime que d’ingérer uniquement le « bon foin ».
  • Si l’herbe descend en dessous de 3 cm, le temps passé à pâturer peut monter jusqu’à 19h/jour. Cependant, pour la pérennité  de la prairie il est déconseillé de laisser des animaux en pleine saison de pâture si l’herbe est en dessous de 5 cm. (voir l’article sur équipâture)
  • Le temps passé à pâturer change varie en fonction des individus

4.L’ingestion à l’herbe

  • L’ingestion moyenne journalière d’un équidé est supérieure à celle d’un bovin ayant des besoins comparables
  • Les études montrent que les chevaux ingèrent plus que leurs besoins énergétiques et protéiques réels…de 1,2% à 4% de leur poids vif
  • Sur des couverts de 5 à 35 cm les quantités de MS ingérées n’ont pas varié
  • Sur des couverts de hauteur différente mais de qualité constante, les chevaux ont adapté leur vitesse d’ingestion et les quantités ingérées ont été les mêmes

 

En conclusion, on peut retenir que le cheval peut être nourri à l’herbe au pâturage uniquement. Cela nécessite un apprentissage, au contact d’animaux déjà pâturant, afin qu’il évite les plantes toxiques mais aussi qu’il apprenne à consommer une diversité de plantes et pas uniquement les plus sucrées. On va utiliser un chargement élevé  de manière à valoriser au maximum les surfaces des prairies et pour ce faire organiser un pâturage tournant.

 

Jérome Damiens
Chargé de mission développement de la filière équineFormé au logiciel DIALECTE et à DIA’TERRE en 2011 afin de mieux comprendre les enjeux énergétiques et de diagnostiquer des fermes et réaliser des plans d’actions dans le cadre du programme AGIR+, il est en outre agréé diagnostiqueur par la DDT des Alpes-Maritimes et est habilité à la réalisation de Diagnostics Plan de Performance Energétique en 2012. Il peut apporter à l’IRAEE ses connaissances sur les spécificités de la filière équine.
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