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Valorisation des déchets de pépinières viticoles

L’enquête menée auprès du syndicat des pépiniéristes viticoles du Vaucluse: https://www.jediagnostiquemaferme.com/enquete-realisee-aupres-des-adherents-du-syndicats-des-producteurs-de-bois-et-plants-de-vigne-en-vaucluse/ concluait sur, entre autres, la difficulté d’organiser des filières compte tenu de la dispersion des gisements, des capacités de stockage souvent limitées, du manque de matériel sur les exploitations, des coûts, etc…

Elle pointait également du doigt une pratique largement diffusée: le brûlage à l’air libre des déchets organiques. On rappellera que 50kg de déchets verts brûlés émettent autant de particules fines que 13000km parcourus par une voiture diesel récente (source ADEME).

La chambre d’agriculture du Vaucluse en partenariat avec le syndicat des pépiniériste, le CRIIAM, l’IFV, la COVE, la société MycoConcept, les Ets VIGNE, NOVACHIM et l’exploitation du campus Louis Giraud ont pour objectif de poursuivre une dynamique visant à valoriser les déchets de pépinières viticoles du Vaucluse et plus largement des viticulteurs. Ceci entre dans le cadre de l’opération Filidéchet20, financée par l’ADEME. L’enjeu est d’offrir aux professionnels une alternative bioéconomique au brûlage à l’air libre des déchets verts et de contribuer à l’amélioration globale de la qualité de l’air.

Le Vaucluse Agricole en parle ici.

Plusieurs axes exploités: l’écoconstruction, la chimie biosourcée, la valorisation énergétique via la production de bûchette densifiée et la production de broyat pour une utilisation en paillage.

Penchons nous sur ce dernier. Sachez que 8 ha de vigne mère de porte-greffe produit environ 500 m3 de déchets issu du chicotage (calibrage des bois). C’est à ce volume qu’un broyeur Ménart H121T s’est frotté, aux pépinières du Ventoux (Caromb) à la mi-février. Temps de travaux: 10 heures. Destination du broyat: des communes environnantes, la Tapy, le château St André et les cerisiers de l’Hermitage de l’exploitation du campus Louis Giraud.

Le 4 mars dernier, 3 rangs de cerisiers ont été paillés, face à 3 rangs non paillés. La veille, des prélèvements de broyat et de terre ont été effectués pour analyses (maladie du bois, biomasse microbienne, reliquats azotés) sur rangs paillés comme non paillés. Des sondes capacitives ont été mises en place pour le suivi hydrique. Un profil de sol a été réalisé. Dans 2 ans, les mêmes prélèvements et profil seront réitérés. Entre temps, suivi hydrique, suivi des adventices et du comportement des cerisiers.

Ce paillage, représentant également une alternative au désherbage chimique, permettra d’acquérir des données technico-économiques sur la valorisation des déchets en circuit court, intégrant les questions de transfert des maladies du bois et des économies d’eau.

Concernant les écarts de tri de greffés-soudés contenant de la terre et de la paraffine, le projet Filidéchet20 a pour but d’identifier les différents types de paraffines, leurs origines et aptitudes à la biodégradation, de préciser les risques environnementaux liés au retour au sol et d’étudier les alternatives à l’utilisation de cette matière non renouvelable.

Affaire à suivre…

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